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Il faut l’avouer, petite, cette soupe verte me semblait peu ragoutante.
Avec le temps, j’ai fini par apprécier sa texture onctueuse, ses saveurs herbacées, et son petit goût fumé.
Oui aujourd’hui on parle du calalou, cette soupe mythique des déjeuners dominicaux de nos grand-mères.
Mais, si vous pensez tout savoir sur le calalou, restez avec nous, car ce plat emblématique des Antilles, vous réserve bien des surprises!
Le Calalou ou callaloo en anglais, est un plat, généralement une soupe verte ou un ragoût composé de feuilles, de légumes verts, de légumes racines, de viandes ou fruits de mer.
Il existe deux hypothèses principales sur les origines du calalou :
La première soutient que le mot calalou dériverait de kallalou, terme utilisé dans plusieurs langues d’Afrique de l’Ouest pour désigner le gombo.
Fun fact : en Haïti, le gombo est d’ailleurs couramment appelé calalou !
La seconde, avancée par Hamilton, Russell G. et Cherie Y. Hamilton (2007), propose une origine amérindienne et créole portugaise. Selon eux, le terme calulu vient du mot portugais carurú, lui-même dérivé d’une racine amérindienne. Ce mot aurait été introduit aux Amériques par les populations amérindiennes et créoles lusophones, puis réintroduit en Afrique — notamment en Angola et à São Tomé-et-Príncipe — sous la forme kalulu, lorsque des Africains réduits en esclavage sont retournés sur leur continent.
Sans surprise, on retrouve différentes versions du calalou dans toute la Caraïbe.
Si le feuillage en est toujours l’ingrédient de base, sa nature varie selon les îles et les traditions culinaires locales.
On peut citer:
La recette de base se compose de “feuilles de calalou”, de légumes racines, de légumes verts tels que le gombo pour l’onctuosité, d’ail, d’oignons, d'épices, de piments végétariens, de viande salée ou de fruits de mer.
Petit tour d’horizon:
Plat national de St Vincent, il est souvent servi lors des grandes occasions, à Noël, au Carnaval ou lors des mariages.
Il s’agit ici d’une soupe riche et épaisse à base de feuilles de dachines, agrémentée de queue de porc, de bœuf, et accompagnée de dumplings (sortes de gros dombrés) et de patate douce.
Le callaloo de la Grenade peut ressembler à celui de Saint-Vincent: une soupe riche servie avec de la viande et des dumplings.
Mais il peut également se consommer, en accompagnement.
Soit pour le “coucou and calaloo” (polenta et calalou) ou encore dans le plat national de l’ile le Oil Down: un ragout à base de viande de fruit à pain de calalou mijoté dans du lait de coco et du curcuma.
Également plat national de trinidad,le calalou local est préparé à base de feuilles de dachine (taro).
Pour lui donner une texture bien onctueuse, on rajoute du lait de coco et on utilise traditionnellement un dhal gutni, une sorte de bâton lélé (fouet en bois courbé), semblable à celui utilisé en Martinique, en forme d'étoile.
Depuis 2013, le calalou est aussi le plat national de la Dominique, détrônant le chicken montain, cette grenouille géante, désormais protégée car en voie de disparition.
Ici, il est préparé à base de feuilles de dachine, de lait de coco, de viande salée et de boulette de farine de maïs.
Il est consommé lors d’occasions spéciales pour le carnaval ou lors de fêtes populaires.
À Sainte-Lucie, le calaloo est un plat emblématique, particulièrement apprécié lors des célébrations de la Jounen Kwéyòl en octobre. La version la plus populaire est le Crab Callaloo, préparé avec des feuilles de dachine.
La version jamaïcaine est un peu différente.
Il s’agit plus de feuilles d’amarantes, sautées à la poêle, un peu comme le collard green de la soul food du sud des Etats-Unis, avec de l'ail, de l’oignon, et bien sûr du piment scotch bonnet.
On le sert souvent avec des dumplings, des ti nains (green figs) et de la morue.
C’est clairement l’un des plats préférés des jamaïcains!
En Haiti c’est le gombo qui est appelé Kalalou.
Il est utilisé dans deux plats emblématiques:
- le Sòs bèf ak kalalou, un ragoût de bœuf au gombo servi avec du riz blanc, de la banane plantain frit ou bouillie, ou du mayi moulin (maïs moulu).
- et le Tomtom ak kalalou, plat traditionnel de la ville de Jérémie, à base de fruit à pain pilé (l'équivalent haïtien du foufou d’Afrique de l’Ouest).
Le calalou guyanais, également appelé "calou" se compose de viande boucanée, de crustacés (comme le crabe et la crevette), de feuilles d’épinards et de gombos (calous).
Il est généralement servi avec du riz, pour un plat complet.
Aux Antilles, il existe parfois une certaine confusion entre le calalou et la soupe Zabitan, deux plats qui partagent plusieurs similitudes. Petite je les confondais. En réalité, tout dépend de la région, des ingrédients et des traditions familiales.
Le terme calalou désigne souvent une sorte de ragoût (bien qu’il ait la consistance d’une soupe épaisse), traditionnellement servi à Pâques avec du crabe. Ce plat contient presque toujours du gombo, ingrédient phare hérité des cuisines africaines, qui lui donne sa texture caractéristique.
On parle plus volontiers de soupe Zabitan, une soupe de légumes-feuilles sans gombo. Si du gombo est ajouté à la préparation, elle prend alors le nom de calalou.
Autrement dit, le gombo est l’élément différenciateur entre la soupe Zabitan et le calalou en Martinique.
Envie de préparer la recette du calalou martiniquais? Rendez-vous sur le blog de SweetKwisine!
Dans certaines familles martiniquaises, il existait une tradition appelée zo la fanmi (l’os de la famille).
Mon père m’a toujours raconté que dans les “lakou”, les voisins, très modestes, se partageaient l’os du jambon de Noël, afin de parfumer le calalou (ou la soupe zabitan) du jour de l’an.
Cette soupe préparée avec les ingrédients issus du jardin créole n’est pas seulement délicieux, il est riche en bienfaits.
- Zerbaj’ (Xanthosoma brasiliense)
Feuillage emblématique du calalou antillais la feuille de zerbaj est riche
- Pourpier (Portulaca oleracea)
Le pourpier est Riche en oméga-3, antioxydants, vitamines A, B, C. Il coontient calcium, fer, magnésium, potassium et est utilisé entre autre contre les troubles digestifs, verrues, parasites.
- Gombo (Abelmoschus esculentus)
Le gombo est riche en mucilages, bon pour le transit intestinal, hypoglycémiant, aide à la gestion du cholestérol.
- Chou dur (Xanthosoma "gren chou di" ou "malanga")
Un légume racine riche en amidon, très nutriti
- Giraumon (Cucurbita maxima)
Le giraumon est riche en bêta-carotène, fibres, vitamine C, excellente pour la vision et l’immunité.
- herbes aromatiques: persil, céleri, poireau...
Vue comme soupe détox, le calalou est souvent servie en début d'année pour “nettoyer les intestins” après les excès des fêtes.
Riche en eau, comme toute bonne soupe, elle contribue à réhydrater et reminéraliser le corps.
Sa forte teneur en fibres favorise un transit intestinal régulier et procure un effet de satiété, aidant ainsi à calmer les fringales post-excès.
Enfin, grâce à la chlorophylle des feuilles vertes (épinards, gombos...), elle aide à la détoxification de l’organisme, tout en apportant vitamines, minéraux et un goût léger et revigorant.
A l'instar du calalou, Héritage Des Iles propose aussi une gamme Silhouette - Astrild Cendrée qui favorise la digestion et l’hydratation.
Composée de cinq plantes locales: pitaya, atoumo, brisée, cannelle et orthosiphon (babin' chat), elle allie légèreté et bienfaits naturels.
Le pitaya, riche en fibres et antioxydants, stimule le transit intestinal,
tandis que l'atoumo facilite la digestion gastrique.
La brisée, aux notes citronnées et mentholées, lutte contre les flatulences,
et la cannelle, tonique et anti-inflammatoire, améliore le transit et favorise la perte de poids.
Enfin, l'orthosiphon (babin' chat') contribue au drainage et à la purification de l'organisme, en faisant un allié idéal après les repas copieux ou dans le cadre d'une perte de poids.
Disponible en plusieurs saveurs, dont Nature, Abricot Péyi et Pitaya, cette infusion offre une expérience gustative douce et équilibrée, tout en soutenant votre bien-être quotidien.
N'hésitez plus, et cliquer juste ICI.
Le calalou incarne véritablement le métissage afro‑caribéen, c’est un plat qui nous relie à notre essence caribéenne. Présent dans la majorité des îles, il nous connecte entre nous.
Un souvenir, une odeur, un repas du dimanche, une grand-mère, un jardin créole…
Partout, cette même mémoire collective.
C’est ce qui fait du calalou plus qu’une simple soupe, qu’un simple plat. C’est un hommage à notre tradition, à notre héritage à la créativité et la résilience de nos peuples.
Le calalou, c’est la Caraïbe.
Et vous, quelle version vous fait saliver? Laquelle souhaiteriez-vous tester?!